Arrivée du Géocaching dans la réserve

Le géocaching, c’est une véritable « chasse au trésor » en pleine nature ! À l’aide de l’application et de votre smartphone, partez à la recherche des 9 caches dissimulées au nom de « Réserve Naturelle la Bassée ».

Une seule règle : partir à l’aventure en respectant ce lieu exceptionnel (restez sur les sentiers, laissez la nature intacte, ne la dérangez pas et profitez de votre visite en toute responsabilité).

En complément de ces 9 caches, nous vous proposons  de tenter « le défi de la Réserve » ! Pour cela, équipez vous de la fiche du défi (disponible à la maison de la réserve aux horaires d’ouverture ou ici).

Lorsque toutes les caches auront été trouvées et la fiche défi complétée… passez donc nous voir. 😉

Voici une nouvelle manière ludique et originale de découvrir la réserve.

À vous de jouer !

Canicule, faune et flore

Image : Moineau domestique – Pixabay

Nous avons vécu un premier épisode caniculaire il y a une dizaine de jours et nous nous apprêtons à plonger à nouveau dans une période aux températures conséquentes.
Chaque année, nous apprenons à affronter ces épisodes qui deviennent plus fréquents et à nous adapter, en passant par d’autres moyens que par le « tout-climatisé », véritable absurdité selon nous en termes de solution.

Ce que l’on prend moins en compte, c’est l’adaptation difficile du monde sauvage qui nous entoure et qui, lui, peine à suivre le rythme et l’accélération de ces épisodes météorologiques extrêmes.
La température de nos sols bétonnés atteint les 60 °C ; de même, sous les toitures ensoleillées, les températures atteignent des sommets étouffants. Certaines espèces n’ont pas de solutions de repli et la mortalité augmente. Oiseaux, chauves-souris, petits mammifères, amphibiens, poissons pris au piège, etc., en pâtissent largement, et les centres de soins de la faune sauvage ont déjà annoncé leur saturation en juin.

Malheureusement, à l’AGRENABA, nous ne sommes ni habilités ni en mesure d’accueillir d’éventuelles victimes de ces chaleurs. Cependant, voici des points de vigilance à connaître et des gestes simples que nous vous invitons à mettre en place dans la mesure du possible :
– Laisser des points d’eau accessibles autour de chez vous, dans l’idéal à l’ombre, en hauteur, avec des pierres au fond pour éviter les noyades et réalimenter régulièrement.
– Ne pas manipuler les espèces : certains jeunes oiseaux partent du nid sans savoir voler et restent surveillés par leurs parents, même au sol. Prendre de la distance, attendre, observer puis contacter un centre de soins avant toute intervention.
– Les chauves-souris sont protégées par la loi : interdiction de les déranger, d’impacter leur lieu de vie ou de les manipuler.
– Privilégier les points d’ombre et la pousse d’herbe à la coupe ou à la tonte : les plantes hautes présentent de grandes différences thermiques. Préservons des îlots de fraîcheur et des abris pour la faune qui nous entoure !

Des informations complémentaires ici :

Vert : Guide pratique Comment aider la faune sauvage pendant les fortes chaleurs
LPO : Article Canicule et pics de chaleur, atteinte à la faune sauvage
LPO : Conseils Aidez la faune sauvage pendant un épisode de canicule

Un nouvel enclos pour Carex, Nénuphar, Noisette et Banjo !

Il est enfin là, celui qui nous ramène les fleurs et le chant des oiseaux : le printemps.

Ce changement de saison marque aussi le retour d’un moment important : la transhumance de nos bœufs Highland.

Comme vous le savez peut-être, l’AGRENABA s’occupe de quatre bœufs Highland, répondant aux doux prénoms de Carex, Nénuphar, Noisette en Banjo. Ces animaux jouent un rôle essentiel dans la gestion de certains de nos habitats, en particulier les milieux ouverts.

En effet, le pâturage est un outil de gestion écologique précieux. En broutant la végétation, les bœufs limitent la progression des broussailles et empêchent la fermeture des milieux par les arbustes et les jeunes arbres. Ce maintien des espaces ouverts favorise une grande diversité d’espèces végétales et animales, notamment des plantes rares ainsi que des insectes et oiseaux spécifiques à ces habitats. Le piétinement modéré contribue également à créer des micro-habitats bénéfiques pour la biodiversité.

Durant la période, les bœufs restent au Domaine de la Haye, où ils demeurent les pattes au sec. Mais avec le retour des beaux jours, ils sont déplacés vers les parcelles des Ormes, en partie inondées en hiver, mais redevenues accessibles au printemps.

La transhumance demande une organisation bien rodée : les bœufs doivent être rassemblés dans un enclos de contention afin d’être guidés calmement et montés dans une remorque bétaillère. Or, notre ancien enclos, fatigué par ses années de bons et loyaux services, ne remplissait plus correctement son rôle.

C’est pourquoi, cet hiver, notre équipe de gestion s’est attelée à la construction d’un nouvel enclos. Ce n’était pas une mince affaire, notamment en raison du poids des demi-lisses de châtaignier utilisées ! Mais le résultat est à la hauteur : une structure solide et durable.

Nos bœufs peuvent désormais entamer leur transhumance en toute sécurité… et se frotter à l’enclos pour en tester la robustesse : un contrôle qualité version Highland !

Mini-stage d’hiver

Même si la météo des derniers jours avait de quoi nous faire douter… nous sommes bien encore en hiver !

Et c’était même les vacances il y a peu, pour être tout à fait précis. À cette occasion et comme toujours, l’AGRENABA a proposé une semaine de mini-stages pour les enfants en partenariat avec la Communauté de Communes du Bassée-Montois. À cette occasion et durant 5 matinées, un groupe d’enfants de 6 à 11 ans a découvert et s’est confronté à la nature en hiver (…mais ensoleillée !).

Au programme cette semaine, observation et compréhension des traces de présence d’animaux, reconnaissance et utilisation de quelques plantes, pour différencier, fabriquer et goûter la nature qui se réveille ! Mais aussi découverte des premières petites bêtes de l’année, dans l’air (papillons, bourdons, bombyles…), dans l’eau (aselles, gammares, larves d’insectes) ou sous les feuilles (cloportes, gloméris, collemboles…). Et enfin, un petit coup d’œil aux oiseaux du plan d’eau en apprenant à se servir de jumelles et longue-vue puis, pour clôturer les apprentissages sur les oiseaux, un atelier autour des plumes et des pelotes de réjection !

Un programme bien chargé mais qui a bien plu à ce petit groupe, avec en en prime un beau soleil qui nous a accompagné toute la semaine !

Pour inscrire vos enfants aux prochains mini-stages, rendez-vous sur le site de la CCBM !

En bonus pour vous, une “jolie” crotte de Renard roux que nous avons croisé proche du sentier de la Cocharde !
Et vous, devinerez-vous ce qu’a dégusté -en nombre !- ce renard ?… (un indice : ça commence par un “c”)

Pour rebondir sur le renard, un article récent démontrant l’inefficacité de la guerre aux “nuisibles”…!

L’AGRENABA recrute un.e animateur.rice Natura 2000 et responsable du pôle animation

Notre animatrice Natura 2000 du site ZSC “La Bassée” et responsable du pôle animation, Oriane va prochainement quitter son poste après deux ans et demi au sein de l’AGRENABA. L’association cherche donc à recruter pour le second trimestre 2026 quelqu’un.e ayant une appétence pour l’animation territoriale Natura 2000 mais également pour la gestion d’équipe et de projet sur des thématiques d’éducation à la nature.

Ce poste challengeant, car mêlant deux missions assez indépendantes l’une de l’autre, permet de balancer entre des missions sur une échelle spatiale et temporelle large avec Natura 2000 et des missions plus concrètes et quotidiennes de pilotage du pôle animation de l’association.

Les missions particulièrement variées permettent de passer d’actions micro tel que l’organisation d’animations thématiques auprès des collègues animateur.trices jusqu’à des missions macro telles que la participation à des Comité de pilotage de schéma régionaux d’aménagement du territoire.

Enfin, ce poste permet une complémentarité et une force d’action grâce à ces deux axes de travail qui permettent d’œuvrer conjointement pour un même objectif, celui de la préservation de la Bassée, et plus largement de la nature qui nous entoure. En visant à la fois les élus et les propriétaires terriens via Natura 2000 mais également les scolaires et le grand public lors des animations nature, l’impact sur le changement des conscience et derrière le débouché sur des actions concrètes en faveur de la biodiversité est réel !

L’offre de poste est disponible ICI

La personne recherchée présente un profil engagé dans la préservation et la gestion des milieux naturels, assez polyvalente et dynamique. Le niveau de formation requis est un bac+5 en gestion des espaces naturels, écologie, environnement ou Bac+3 de type BTS GPN et licence avec une expérience d’au moins 2 ans sur un poste similaire.

Du nouveau dans l’équipe !


Début 2025, le départ de la conservatrice Laure Haelewyn ainsi qu’une évolution de certains postes ont eu pour conséquence une modification de la structure de l’association AGRENABA.

Depuis début juin 2025 Fabien Branger, en poste depuis 2007 est officiellement le conservateur de la Réserve Naturelle de la Bassée ! Il prend donc en main ce rôle de garant du plan de gestion de la réserve et est dorénavant l’interlocuteur privilégié pour ce qui est de la RNN de la Bassée. De plus, l’AGRENABA a pris de l’ampleur depuis sa création en 2002 et l’association ne fait plus uniquement que gérer la RNN de la Bassée donc il était dorénavant nécessaire de recruter à la tête de l’association non plus un.e conservateur.rice mais plutôt un.e directeur.rice.

Ainsi, en novembre 2025 une directrice de l’AGRENABA a été recrutée afin de piloter ses activités de préservation des milieux naturels (RNN de la Bassée, site Natura 2000 “La Bassée”, extension de la réserve, RNR de Montereau-Fault-Yonne…), de piloter la gestion administrative et financière de l’association et d’encadrer l’équipe composée en tout de 8 salariés et de participer à la communication externe avec les partenaires. C’est Sophie Germann qui prendra en main les missions…

Bonjour à tous, je suis ravie d’avoir pris ce poste de directrice de l’association AGRENABA depuis le 3 novembre dernier et j’espère que nous aurons le plaisir de nous rencontrer très prochainement.

Docteur en biologie de formation, j’ai orienté mon parcours vers l’étude du vivant puis la coordination de projets dédiés à la recherche sur la biodiversité. Après une première partie de carrière en laboratoire de recherche, j’ai ensuite choisi de m’investir pleinement dans la construction et le pilotage d’un partenariat européen de recherche sur la biodiversité (Biodiversa) en travaillant pour l’Agence Nationale de la Recherche (ANR). Ces expériences m’ont donné le goût du travail collectif, permis de collaborer au quotidien avec une grande diversité d’acteurs aux échelles nationale et internationale et d’acquérir une vision transversale des enjeux liés à la biodiversité.

Ayant grandi en Seine-et-Marne, je suis revenue avec plaisir sur un territoire qui m’est familier. J’apprends chaque jour à mieux connaître ce territoire singulier, riche de son potentiel de milieux naturels humides, et de son patrimoine rural.

C’est donc avec enthousiasme que je rejoins l’AGRENABA afin de contribuer au développement de ses actions en faveur de la protection, de la conservation et de la restauration de la nature.

J’aurai à cœur de mettre mon expérience au service des projets de l’association, d’accompagner les dynamiques déjà engagées et de soutenir, avec vous, une gestion durable et partagée des espaces naturels.

Au plaisir de vous rencontrer prochainement,
Sophie GER­MANN

Chantier bénévoles

À partir de mi-septembre, l’automne et l’arrivée prochaine de l’hiver se font sentir et tout le monde se prépare à passer l’hiver ️ . Les animaux ont, en règle générale, fini de se reproduire et sont donc plus mobiles. C’est une période qui est donc plus propice pour réaliser des actions de gestion sur les milieux naturels de la réserve sans trop impacter la faune.

C’est la période à laquelle l’AGRENABA s’active pour gérer certains sites de la Réserve afin de maintenir des milieux ouverts. Par exemple, les mares (Petit-Peugny, Neuvry, Port-Montain…) sont entretenues à l’automne – hiver afin que la végétation en bordure ne soit pas trop dense et que les ligneux (saules, aulnes…) ne prennent pas le dessus sur les herbacées .

À cette période, nous avons donc souvent besoin d’un coup de main supplémentaire et nous sollicitons les bénévoles de l’association pour participer à des chantiers. Par exemple, le samedi 6 décembre nous les avons conviés pour entretenir le bord du plan d’eau de la Cocharde par débroussaillage.

Si vous n’êtes pas encore bénévoles vous pouvez tout à fait venir à ces chantiers en nous contactant à benevoles.bassee(a)gmail.com . Pas besoin de matériel, de compétences particulières ni de forme surhumaine, tout le monde est le.la bienvenu.e ! Les chantiers durent souvent 3h mais nous faisons régulièrement des pauses et en profitons pour vous en apprendre plus sur la Réserve naturelle .

Le Club nature de la réserve naturelle de la Bassée

Tous les ans, depuis une dizaine d’année, l’AGRENABA anime un club nature visant à proposer aux enfants de passer plusieurs matinée en nature, tout au long de l’année. Le concept est simple : un petit groupe d’enfants qui vont apprendre à se connaître, des activités, jeux et découvertes dans la nature. Une recette qui marche bien et qui permettra à vos enfants d’en apprendre davantage sur ce qui les entoure en leur donnant également envie de passer plus de temps dehors !

Les lieux d’activités, les jeux et thématiques proposés sont diversifiés et seront systématiquement adaptés à la saison et aux possibilités offertes.

Le Club nature de la réserve naturelle de la Bassée débutera en octobre, d’ici là nous pourrons ainsi répondre à vos interrogations et organiser les dates de façon à ce que tout le monde (au mieux !) puisse participer aux séances.

Pour davantage de renseignements, n’hésitez pas à nous contacter par mail : contact [@] reservelabassee.fr ou benjamin.burguet [@] reservelabassee.fr ou encore par téléphone au 01.64.00.06.23.

Livret du sentier de la Cocharde

Ça y est, le sentier de la Cocharde a enfin son flyer ! Cette boucle de 2 km, inaugurée en 2020, n’avait jusqu’ici pas encore de livret présentant le parcours et les différentes espèces que l’on peut y rencontrer mais c’est maintenant chose faite. L’intérieur du flyer se compose d’une jolie aquarelle mettant en scène 18 espèces végétales et animales qui peuplent les milieux présents sur le site (en plus de Mirabelle le crapaud!). Vous retrouverez également un historique du site, de l’exploitation des alluvions dans les années 60 jusqu’à la restauration de la carrière en plan d’eau. Ce flyer est disponible ici et récupérable en version papier à la maison de la réserve.
N’hésitez à passer à la maison de la réserve, du lundi au vendredi de 9h à 17h pour vous en saisir ! Et bientôt de nouvelles boîtes à dépliants seront placées au niveau des parkings des sentiers afin de vous permettre de les récupérer directement sur place.
Un grand merci à Île-de-France Nature et à la région Île-de-France pour leur participation financière sur ce projet.

La saison du pâturage commence !

Comme tous les ans, certaines zones de la réserve naturelle de la Bassée vont connaître la visite de nos compères de gestion : les moutons !

Le territoire de la Bassée a connu pendant des siècles la pression d’un pâturage bien implanté dans la région. Ces pratiques ont permis de maintenir ouvertes des zones susceptibles de se refermer à cause de l’installation de végétaux ligneux de type arbres ou arbustes, sur le long terme. Sans action de ces animaux, ces végétaux auraient fini par trouver leur place mais auraient également causé la disparition d’une strate herbacée très variée, nécessitant un accès au soleil. La réserve naturelle de la Bassée présente un faciès diversifié et souvent caractérisé de “mosaïque” de milieux où des espèces variées peuvent donc se côtoyer. C’est cette richesse et cette diversité de milieux et d’espèces que les actions de gestion visent à préserver.

En plus des bœufs Highland cattle qui patûrent toute l’année sur différentes zones de la réserve, un troupeau de 18 moutons vient prêter main forte durant plusieurs mois afin de maintenir ouverts les abords du sentier de la Cocharde notamment. Ainsi, ne soyez pas surpris(e) si, en allant vous y promener dans les semaines à venir, vous croisez des filets de protection, une caravane et des bêtes à poil frisé, c’est normal ! Ce troupeau est également protégé par un chien patou qui reste avec le troupeau. C’est un chien de protection et il aboiera donc si vous vous approchez, c’est normal, c’est son travail. Cependant, si vous ne vous gardez vos distances, aucun risque, il saura rester à sa place !

De plus, si vous vous promenez sur les sentiers pédagogiques de la réserve naturelle et que vous rencontrez des déchets, un arbres tombé ou tout autre bizarrerie qui vous questionnerai, n’hésitez pas à nous appeler pour nous prévenir !