Un nouvel apprenti, Arthur
En même temps, j’effectue un BTS GPN (Gestion et Protection de la Nature) dans le Jura, après un bac GMNF (Gestion des Milieux Naturels et de la Faune) car je désire poursuivre mes études dans la gestion des milieux naturels.
Je viens de Haute-Savoie, et j’habite dans le Parc National Régional du massif des Bauges. J’ai toujours porté un vif intérêt à l’environnement qui m’entoure. Depuis mon plus jeune âge, j’ai eu accès et aimé cet espace montagnard qui offre une multitude d’espèces ; de milieux terrestres ou lacustres à étudier. Je suis donc enthousiaste à l’idée de découvrir de nouvelles espèces de la vallée de la Seine et du territoire de la Bassée-Montois. L’opportunité de pouvoir travailler au sein de la réserve Naturelle de la Bassée est donc pour moi extrêmement bénéfique car elle offre des environnements très riches et très différents.

C’est pourquoi, tout au long de mon apprentissage je serais heureux de vous retrouver sur des animations scolaires ou « grand public » ; mais aussi sur tout autre projet qui me sera confié et que je tâcherai de mener à bien.
À bientôt au sein de la réserve ou en dehors de celle-ci.
Des nouvelles de la Vigne sauvage

En Bassée, la Vigne sauvage fait d’ailleurs l’objet d’un Plan régional d’Actions de Conservation que nous avons rédigé en 2016 en partenariat avec :
– le Conservatoire botanique national de Bassin parisien
– Seine-et-Marne Environnement
– l’Association des naturalistes de la vallée du Loing et de Fontainebleau
Avec le soutien financier de l’Agence de l’Eau Seine Normandie et la Direction régionale et interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie et avec le soutien technique de l’Association des naturalistes du Nogentais des premières actions ont pu être mises en place.
Bonne nouvelle : il s’agit bien de Vignes sauvages, pour 93 pieds sur les 97 analysés !
Toutefois, l’étude a montré que la diversité génétique entre les individus est faible, c’est-à-dire qu’ils ont des liens de parenté assez forts. Mais elle met aussi en évidence une quarantaine d’individus plus éloignés génétiquement. Pour limiter la consanguinité, nous allons donc voir s’il est possible de les bouturer et de les réimplanter dans des secteurs où les pieds de Vigne sauvage ont de très forts liens de parenté (clones, frères-sœurs, …) pour favoriser les croisements entre individus plus éloignés sur le plan génétique.
Mais la Vigne sauvage est une espèce un peu spéciale…

Bonne surprise, il en avait bien plus de jeunes plantules qu’espéré, les inondations de l’hiver ont certainement été favorables à cet élan de germination en décapant les sols.


Nous avons même trouvé quelques pieds âgé d’un an ou deux (en photo à gauche, sans cotylédons). Certains de ces pieds seront suivis dans le temps car c’est dans les premières années de vie que le taux de mortalité est le plus élevé…
Affaire à suivre, donc !
La réserve naturelle nationale de la Bassée, un site bien connu et parfaitement ancré dans son territoire
La réserve naturelle de la Bassée est un territoire vivant, support d’activités humaines
La réserve naturelle de la Bassée, comme la plupart des réserves, concilie préservation du patrimoine naturel et activité humaine. Et cela va même plus loin puisqu’elle contribue au développement économique local en sollicitant des prestataires locaux. C’est notamment le cas pour l’entretien et la restauration des sites gérés dans la réserve et à sa périphérie en faisant intervenir des entreprises spécialisées, des agriculteurs ou des éleveurs locaux pour les travaux qu’elle ne peut mener en interne. Elle œuvre d’ailleurs, avec d’autres structures au développement d’une activité pastorale en cherchant à implanter durablement un berger et ses moutons en Bassée. En matière de communication, elle fait appel aux services d’un graphiste et d’un imprimeur du secteur, tout comme pour assurer le fonctionnement et l’entretien des bâtiments administratifs de la Maison de la réserve.


Les agents de la réserve sont des personnes de terrain aux compétences variées
Les agents de la réserve connaissent parfaitement leur territoire même s’ils ont des cœurs de métier divers et variés.
Les animateurs sont des professionnels de l’éducation, formés à communiquer leur passion en adaptant leur discours à différents publics : enfants, familles, passionnés,… Ils accompagnent régulièrement des groupes dans la réserve mais ils interviennent aussi à leur demande dans les écoles, les collèges ou les communes.
Les naturalistes ont toutes les compétences pour leur permettre de mettre en place depuis des années des suivis scientifiques. Ces études permettent à la fois de faire des inventaires réguliers de la faune et la flore présentes dans la réserve et à sa périphérie mais aussi de récolter des données qui contribuent à l’amélioration permanente des connaissances des populations des espèces menacées. Le statut de menace de chaque espèce est étudié à différentes échelles : mondiale, nationale et régionale par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature qui établit des « Listes rouges ». Pour chaque espèce animale ou végétale évaluée, une estimation du danger d’extinction qui la menace est formulée, basée sur des critères bien définis comme la taille de la population et le taux de déclin, la disparition et/ou la fragmentation de son habitat naturel,… Ces listes rouges permettent d’identifier les espèces qui sont menacées, celles qui ne le sont pas mais aussi celles pour lesquelles les données disponibles sont insuffisantes pour le savoir.

Les plans de gestion, de communication et d’animation sont mis en œuvre par l’équipe sont décidés et acceptés d’une part par les instances nationales et d’autre part par les élus municipaux locaux formant le Conseil d’administration de l’Association de gestion de la réserve naturelle de la Bassée.
Une lueur dans la nuit…
Mais c’est quoi un ver luisant ?
Les vers luisants sont des insectes, oui oui ! Ce ne sont pas des vers comme leur nom l’indique… Et plus précisément, ce sont des insectes ayant une paire d’ailes durcies qui protègent une paire d’ailes plus classiques, on les appelles des Coléoptères. Ils sont donc cousins des scarabées, des coccinelles et des charançons,…
Vous me direz qu’un ver luisant ne ressemble pas à un scarabée,… Vous avez en partie raison puisque les vers luisants que nous voyons sont en fait les femelles ! Qui n’ont pas d’aile… Les mâles, eux, ressemblent bien à leurs cousins !
A défaut d’avoir des ailes, les femelles ont un formidable pouvoir, elles sont bioluminescentes, c’est-à-dire qu’elles produisent de la lumière. Cette lumière leur sert à attirer les mâles pour se reproduire.

Récemment, un programme de science participative, en partenariat avec le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et le Groupe Associatif Estuaire, a ouvert ses portes pour étudier ces petits insectes lumineux. Cet observatoire tente d’établir un état de connaissances relatives aux différentes espèces de vers luisants
et lucioles. Pour cela, l’Observatoire demande à un maximum de personnes de relever la présence ou l’absence de l’insecte dans leurs jardins.
Pour y participer en Bassée-Montois et à proximité, nous vous invitons à remplir le formulaire disponible dans documents, rubrique “Données scientifiques” ou en cliquant ici. Remplissez-le en donnant le plus de précisions possible sur votre adresse, c’est important pour la recherche. Quant à nous, nous vous présenterons un bilan des données par commune lors d’une vaste exposition sur le monde de la nuit que nous avons pour projet en 2019. Sachez que les données d’absence sont toutes aussi importantes que les données de présence !
Retour sur une animation originale
Samedi 2 juin, 4 familles sont venues participer aux ateliers scientifiques aux côtés de chercheurs pour comprendre comment fonctionnent les plans d’eau.
Découvrez le résumé et les photos de cette animation en cliquant ici !
La réserve cherche un service civique pour développer le bénévolat !
Nous cherchons une personne qui souhaiterait rejoindre notre association dans le cadre d’un service civique de 8 mois dès le 15 septembre pour développer le bénévolat autour de la réserve naturelle de la Bassée, lancer une dynamique de territoire et assurer un lien de proximité avec les habitants locaux.
Plus précisément, voici les missions qui seront confiées au volontaire :
– Il contribue à la coordination et l’animation du réseau des bénévoles à l’échelle locale et en lien avec « j’agis pour la nature »,
– Il contribue au lancement de programmes de sciences participatives : Observatoire des vers luisants, …,
– Il participe à l’élaboration d’un sentier de découverte,
– Il participe à la conception d’outils pédagogiques,
– Il contribue à la réalisation d’animations nature,
– Il apporte son aide dans la réalisation d’une exposition autour de la pollution lumineuse,
– Il participe avec les agents aux inventaires naturalistes et suivis scientifiques,…
Pour plus d’informations et pour candidater : https://www.service-civique.gouv.fr/missions/developpement-du-benevolat-au-sein-de-lassociation-de-gerstion-de-la-reserve.
Retrouvez cet offre aussi dans notre rubrique documents (administratifs) en cliquant ici.
Nous comptons sur vous pour diffuser largement (mais localement) l’information !
Sentier de découverte ouvert !
Le sentier de découverte du Bois Prieux est accessible de nouveau depuis vendredi 11 mai. Seule une petite partie encore sous l’eau sera évitée grâce à une déviation, suivez les panneaux !
Vous aimez vous balader tout en apprenant ? Un livret explicatif est à votre disposition sur les parkings du sentier et à la Maison de la réserve, il est aussi téléchargeable en cliquant ici. Vous y trouverez de nombreuses informations sur les différents milieux ainsi que la faune et la flore de la réserve.
Vous pouvez aussi téléchargez l’application mobile Ecobalade, pour identifier et reconnaitre plus de 80 espèces de plantes et d’animaux. Plus d’infos ici !
Sentier de découverte inaccessible pour cause d’inondation.
Le sentier de découverte ouvert en temps normal le 15 mars est pour le moment sous l’eau. Nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation.
Les inondations, que se passe-t-il sur la réserve ?
(ci-contre : l’Eglise de Mouy-sur-Seine depuis la route départementale le 1er février ; ci-dessous : ru des Méances et parcelles communales de Bray-sur-Seine)




Nous surveillons aussi les pâtures des animaux ! Les animaux de la ferme d’Isle ont été déplacés la semaine dernière et les deux bœufs des Ormes-sur-Voulzie, Carex et Noisette, ont été transférés hier ! Ces animaux rustiques supportent très bien l’eau mais nous allions voir chaque jour si tout allait bien. Et jusqu’à mardi soir il leur restait toujours de quoi manger (même s’ils ont apprécié le foin !) et une butte pour se mettre hors d’eau. Toutefois l’eau est montée de près de 40 cm dans la nuit de mardi à mercredi et même leur butte était complètement inondée…
Après nous avoir bien fait tourner en bourrique (dans l’eau et sous la pluie !) car ils ne semblaient pas avoir envie de monter dans la bétaillère, nous avons réussi à force de patience mais aussi d’astuces ! Et oui le sport, c’est bien connu ça creuse… Aussi après nous avoir fait faire plusieurs fois le tour de la pâture, ces gourmands avaient une petite faim et se sont laissés guider par un sceau d’orge ! Ils ont ensuite, plus calmement, rejoint une prairie où pâturent déjà des chevaux à Everly.



Retour sur l’animation “des nids pour les hirondelles”
Une vingtaine de personnes a pu participer à l’animation du 3 décembre dernier avec les agents de la réserve et construire leur nid à hirondelles mais vous étiez très nombreux à souhaiter vous inscrire ! Pour ceux qui n’ont pas pu venir, voilà un petit tuto pour pouvoir construire un nid à hirondelles chez vous !
Avant de vous lancer, vérifier si des hirondelles sont bien présentes dans votre commune et prenez le temps de savoir de quelle espèce il s’agit… L’hirondelle rustique a une longue queue de pie et la gorge rouge-brique, l’hirondelle des fenêtres a un croupion, le ventre et la gorge blancs qui contrastent avec le reste de son corps plus foncé.
Vous avez maintenant toutes les informations nécessaires, téléchargez notre tuto dans la rubrique document ou en cliquant ici pour installer le nid adéquate.
N’hésitez pas à nous dire au printemps si un couple est venu se reproduire chez vous !


















